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mardi 3 janvier 2012

"De toute manière, il y aura un challenge à relever"

PORTRAIT Kevin Fickentscher effectue actuellement sa troisième saison au sein de l’effectif du FC Sion, en Super League. Cantonné au rôle de gardien numéro 2 derrière le Letton Andris Vanins, le jeune homme de 23 ans – passé du centre de formation du Werder Brême (D) au FC La Chaux-de-Fonds avant d’atterrir à Sion en 2009 – attend son heure avec impatience. Le statut de remplaçant? Il n’aime pas ça. Pourtant, il semble y être habitué, que ce soit en Valais ou à l’époque de l’équipe nationale M21 où le portier morgien du FC Bâle, Yann Sommer, lui faisait de l’ombre.



Alors que la reprise des entraînements, côté sédunois, est prévue pour aujourd’hui, le Nyonnais fait le point sur son expérience au stade de Tourbillon, sa concurrence avec Andris Vanins ainsi que l’affaire qui secoue actuellement son club et la décision de l’Association suisse de football de retirer 36 points au capital engrangé jusque là par les Valaisans en championnat. Interview.

Comment se passe votre expérience avec le FC Sion?
Je suis en Valais depuis trois saisons. Pour l’instant, c’est très enrichissant et intéressant. L’expérience est vraiment positive. La seule chose qui me manque actuellement, c’est du temps de jeu. Sinon, que ce soit au niveau de la région ou du club, je m’y sens très bien.

Votre statut, pour le moment, est celui de gardien remplaçant derrière le Letton Andris Vanins. Comment jugez-vous votre relation?
Très bonne! On rigole bien ensemble, que ce soit à l’entraînement ou en dehors. J’ai beaucoup appris de ce gardien, mais j’essaie également de lui faire part de certaines choses que j’ai vécues. On se pousse et on progresse tous les deux. Moi, je fais tout pour me mettre en valeur aux yeux du coach (ndlr: Laurent Roussey) et Andris sent qu’il y a quelqu’un derrière lui. Mais, la concurrence est saine.

Ce statut de numéro deux dure depuis plusieurs années et différentes équipes, n’en avez-vous pas marre?
Il est clair que cela ne me satisfait pas. J’ai envie de jouer, c’est normal. Ça me manque. Je savais qu’en arrivant à Sion, je n’allais pas être titulaire du jour au lendemain, je dois donc m’armer de patience. Quand ma chance viendra, il faudra que je la saisisse.

La reprise des entraînements est programmée ce mardi, comment envisagez-vous l’état d’esprit qu’il y régnera?
Je pense que l’ambiance sera bonne. Il faudra voir le discours du coach et du président Constantin sur ce qu’il se passe actuellement au sein du club. Durant nos vacances, nous n’avons pas été informés de la situation... Mais à mon avis, nous sommes tous contents de recommencer, de nous retrouver. De toute manière, il y aura un challenge à relever, que ce soit la lutte pour le titre ou contre la relégation, que les 36 points soient retirés ou non.

Cette décision de l’ASF d’enlever 36 points au FC Sion, comment la prenez-vous?
C’est à la fois très dur et énorme. Si l’on compte, on nous enlève également des points sur des parties que nous avions de toute manière perdues. Ça fait 6 points en moins sur un même match. Je suis très surpris et je trouve ça trop gros.

Les affaires extra-sportives n’ont pas épargné votre équipe durant cet automne. Comment le groupe vit-il ces épreuves?
Sur la longue, c’est usant. Une fois on nous dit que nos recrues peuvent jouer, une fois non... Nous ne savons jamais à quoi nous en tenir. A l’intérieur du groupe, nous n’en parlons pas beaucoup, nous laissons faire les dirigeants. Mais je crois qu’au vu de nos résultats lors de ce premier tour, nous avons bien vécu tout ça.

Vous êtes personnellement aligné durant les rencontres de Coupe de Suisse depuis plusieurs saisons. Cependant, Andris Vanins défendait les filets sédunois lors de la finale de l’an dernier remportée face à Xamax (2-0). Avez-vous des garanties quant à une éventuelle participation à la prochaine finale, si le FC Sion l’atteint?
Pas du tout. Je dois prendre match après match, mais j’espère jouer jusqu’au bout dans cette compétition, en finale avec le FC Sion. C’est assez frustrant de ne pas pouvoir y participer, mais c’est le choix du coach. Je verrai déjà lors du prochain tour à Bienne. Si c’est moi, tant mieux.

Si votre temps de jeu n’est pas plus conséquent une fois cette saison écoulée, un départ du club valaisan est-il envisageable lors du mercato estival?
Les dirigeants savent que j’ai envie de jouer. Ma priorité, c’est Sion. Je veux jouer pour ce club. Si je n’ai pas cette opportunité en Valais, j’irai tenter ma chance ailleurs. Si un club m’approche et que ma situation n’a pas évolué, je n’hésiterai pas. Mais jusqu’à cet été, je compte rester et me battre pour jouer. On verra bien...

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